Rejoindre la douceur du Sud est le pari qu’Anne-Sophie a pris a quitté Paris pour vivre à Montpellier, une ville qu’elle ne connaissait pas.
Que faisais-tu à Paris ?
ANNE-SOPHIE : J’avais posé mes valises à Paris pour terminer mes études dans la publicité, avec en poche un stage trouvé dans une agence. Après cette première expérience, j’ai prolongé l’aventure parisienne pour tisser un réseau et voir ce que le monde du travail avait à offrir sur place. J’ai décroché un CDI dans une petite start-up de mode. J’y ai piloté la partie graphique de leur site, géré les relations avec les blogueurs et animé leur blog. Cette année intense à Paris m’a appris beaucoup, mais surtout, j’ai compris que ce mode de vie ne me correspondait pas.
Pourquoi souhaites-tu vivre à Montpellier ?
ANNE-SOPHIE : J’ai adoré Paris les week-ends et soirs, sortir avec mes amis, profiter des afterworks et des sorties culturelles. Mais je ne supportais plus le reste : le métro, le climat (même si, venant d’Arras, j’étais déjà rodée aux nuages… mais cette fois, c’était subi !). Chaque jour, je passais 2h30 dans les transports pour rejoindre un travail qui, avec le temps, me motivait de moins en moins. La routine « métro-boulot-dodo » avait pris le dessus, et je refusais de laisser filer mon temps ainsi. Passer sa vie à courir sous terre, dans une ville qu’on ne voit qu’à travers les vitres du métro, pour un job qui ne fait vibrer personne… c’était niet pour moi !
L’élément qui a tout fait basculer ? Grâce à mon blog Les Envies de Georgette, j’ai croisé le chemin d’une start-up montpelliéraine (1001pharmacies.com) en quête d’un profil comme le mien. Deux mois plus tard, j’emballais tout pour le Sud.
Vous aviez des liens à Montpellier ?
ANNE-SOPHIE : Aucun. Je débarquais à Montpellier sans connaître la ville. La start-up qui m’a recrutée venait d’ici. Le patron m’a même proposé de venir passer une semaine sur place, histoire de découvrir la région avant de m’engager pour de bon. J’ai été séduite par la gentillesse des gens, un travail qui me correspondait davantage et l’esprit profondément humain de l’entreprise.
Qu’est-ce qui a été le plus compliqué dans le fait de s’installer à Montpellier ?
ANNE-SOPHIE : Le plus gros casse-tête a été de dénicher un logement à distance. Un exemple : j’avais repéré un appartement parfait, mais l’agence immobilière refusait de me le louer à cause de ma période d’essai, qui les inquiétait. Leur solution ? Dormir à l’hôtel pendant deux mois, puis revenir les voir… Par chance, un propriétaire particulier m’a fait confiance et m’a proposé un logement équivalent, sans chipoter.
Autre étape éprouvante : le déménagement. Traverser la France de Paris au Sud en plein hiver, ce n’est pas exactement une promenade. Départ à 10h après avoir chargé le camion à l’aube (pas question de laisser toutes mes affaires dans la rue parisienne, la nuit…), nettoyage, état des lieux, remise des clés… Puis il a fallu quitter la ville avec un camion trop haut pour certains tunnels. Sur la route : neige, verglas, rafales de vent, pluie battante. Nous visions 19h pour l’arrivée, il était 23h quand on a enfin posé le pied dans l’appartement vide. Le propriétaire sur place a été d’une patience remarquable. Mais il a bien fallu décharger la plupart des cartons dans la foulée, faute de quoi c’était nuit à même le sol. Si vous pouvez vous organiser en amont, franchement, c’est moins d’angoisse…
Tu ne connaissais personne à Montpellier, comment as-tu fait les premières rencontres ?
ANNE-SOPHIE : Une fois installés, les choses ont vite évolué. Notre appartement était dans une résidence toute neuve, donc tout le monde arrivait et personne ne connaissait encore ses voisins. On a multiplié les soirées pour faire connaissance, et ça a payé : aujourd’hui, le cercle d’amis est bien là. Avoir un blog a aussi ouvert des portes, grâce aux rencontres lors de soirées blogueurs dans la région.
Et aujourd’hui, quel regard portes-tu sur ce choix ?
ANNE-SOPHIE : Quatre ans se sont écoulés depuis notre installation. Celui qui était encore mon petit ami à l’époque m’a suivie, et nous nous sommes mariés, pas à Montpellier, mais en Ardèche, à deux heures d’ici. On a tissé de vraies amitiés, on profite de nombreuses activités, l’intégration a été naturelle et je n’ai aucun regret. Nous sommes même en train de construire notre maison !
Pour que tout soit parfait, il ne manquerait que mes parents nous rejoignent dans le Sud. Ils sont désormais à la retraite mais restent dans le Nord pour s’occuper de ma grand-mère. Mais de ce qu’ils me disent, ils sont motivés à venir s’installer dans la région, ou au moins à se rapprocher.
Montpellier, comment tu la décrirais ?
ANNE-SOPHIE : Montpellier, c’est une grande ville vivante, à deux pas de la mer, avec une histoire riche. On y croise une foule d’étudiants, de bars et de quartiers qui bougent, surtout le week-end. Ce que j’apprécie, c’est son côté au cœur du Sud: la frontière espagnole n’est pas loin, mais on peut aussi filer facilement vers Marseille ou la Côte d’Azur. Le climat reste doux, sauf en automne, où les épisodes cévenols peuvent transformer des rues en torrents.
Côté transports, le tramway et un réseau de bus solide facilitent la vie. L’été, les touristes se concentrent plutôt sur les plages de Palavas ou de la Grande Motte, moins dans le centre de Montpellier. Pour ma part, j’ai choisi de vivre au Crès, tout près de la ville, pour plus de calme. Et nous faisons construire à Castelnau Le Lez, bien desservi, à 20 minutes de tram du centre, mais avec la tranquillité d’une petite commune.
Une dernière chose à partager ?
ANNE-SOPHIE : Ce qui saute aux yeux, c’est que beaucoup de gens ici ne sont pas originaires de Montpellier, et sont très ouverts aux nouvelles rencontres. Les locaux, loin d’être fermés, sont chaleureux et n’hésitent pas à aider. J’avais quelques appréhensions sur l’accueil des « nouveaux venus », mais c’était infondé.
Un grand merci à Anne-Sophie pour ce témoignage plein d’énergie et d’authenticité.
Faire un investissement avec gestion locative à Montpellier
Si l’idée de poser vos valises à Montpellier vous séduit, mais que le saut n’est pas pour tout de suite, il reste possible de devenir propriétaire sur place sans attendre. Mettre un bien en location permet d’investir sereinement, tout en gardant une porte ouverte sur un futur emménagement. Les banques apprécient aussi cette démarche, car les loyers perçus participent au remboursement de votre crédit.
Pensez à cibler un logement qui vous plairait pour y vivre plus tard, mais veillez également à opter pour un bien attractif pour les locataires. Parfois, cela signifie faire un choix différent de vos propres besoins du moment ; on peut toujours revendre plus tard pour se rapprocher de l’idéal. Prenez donc le temps d’explorer le marché local, en regardant aussi les évolutions à venir sur Montpellier. Deux pistes à considérer : investir dans un studio près des universités (le quartier Montpellier Nord, Hôpitaux Facultés, par exemple), ou un plus grand logement à proximité d’une école ou d’un collège.
Évidemment, la question de la gestion à distance se pose, notamment pour :
- trouver des locataires
- faire les états des lieux
- gérer les imprévus
Il est possible de prendre tout en charge soi-même, mais la réalité, c’est que cela peut vite tourner au casse-tête, surtout si les locataires se font rares ou posent problème. Les états des lieux, incontournables à l’entrée comme à la sortie, demandent aussi du temps et une vraie rigueur. Bref, gérer soi-même un bien immobilier à distance n’a rien d’évident sans expérience.
Il existe heureusement une option : confier la gestion à une agence immobilière. Prenez le temps de choisir une agence fiable et compétente, c’est la clé pour investir l’esprit léger. Pour les démarches et conseils pratiques, tout est expliqué via ces informations complémentaires.
Entre la ville, la mer et le soleil, Montpellier attire chaque année de nouveaux visages. Certains arrivent pour quelques mois, d’autres y bâtissent leur histoire. Et si la prochaine aventure était la vôtre ?






